Renault – Douai : produire plus, même dans la fournaise24/06/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/06/une_3021-c.jpg.445x577_q85_box-3%2C0%2C1276%2C1650_crop_detail.jpg2026-06-24

Dans les entreprises

Renault – Douai : produire plus, même dans la fournaise

À l’annonce des prévisions de canicule, tous les syndicats ouvriers de Renault Douai ont appelé la direction à améliorer le « plan chaleur » qu’ils avaient eux-mêmes négocié deux mois plus tôt. Car ce plan a déjà révélé ses limites.

Lors de l’épisode de canicule du 21 au 30 mai, il y avait eu de nombreux malaises sur chaîne, et même sans débrayages le mécontentement avait été très sensible dans les ateliers. Les syndicats (FO, CGT, SUD, CFDT) se sont fait l’écho de ce que souhaitent les travailleurs : plus de pauses fraîcheur, ralentissement de la cadence, fins de poste plus tôt, de l’eau en permanence, autrement dit tout ce qui n’a pas existé en mai. Les syndicats appelaient à la grève, mais la direction a dit non à tout. Elle a expliqué que l’alerte n’était pas rouge dans le Nord mais seulement orange, et que donc tout allait bien… Elle a surtout insisté sur la nécessité de produire plus, et plus vite : en 2025, 156 000 véhicules sont sortis de l’usine. La direction en veut 225 000 en 2026. Donc, il n’est pas question de traîner ni d’arrêter plus tôt ! Et en avant pour une nouvelle hausse des cadences… sans personnel supplémentaire.

Mardi 23 juin, il a plu le matin et la température n’était « que » de 28°C, ce qui veut quand même dire 30°C dans certains ateliers. Mais la chaleur revient en force, les travailleurs rentrant pour l’équipe d’après-midi se disaient prêts à cesser le travail « si ça devenait insupportable ».

À 14 heures, pour éviter les débrayages, la direction a finalement accepté des pauses supplémentaires et une heure de départ anticipé à 35°C, prise sur les compteurs temps des salariés

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