Trump et son courtisan24/06/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/06/une_3021-c.jpg.445x577_q85_box-3%2C0%2C1276%2C1650_crop_detail.jpg2026-06-24

Dans le monde

Trump et son courtisan

Mercredi 17 juin, au château de Versailles, au cours de la réception organisée en son honneur, Donald Trump a signé avec l’Iran un accord censé « ouvrir la voie à une paix durable ». Macron a tenté de profiter de cette occasion pour se mettre en valeur en se présentant en « facilitateur » des négociations.

Les festivités de Versailles ont clôturé le G7, pendant lequel Macron s’est comporté en fidèle valet. Cela valait bien une récompense de la part du président américain, la signature, sur un coin de table, comme on signe le chèque d’un contrat d’affaires, de ce prétendu « traité de Versailles ». En réalité, le gouvernement français ne joue aucun rôle dans la guerre au Moyen-Orient, et pas même celui de figurant dans les négociations ouvertes entre les États-Unis et l’Iran sous l’égide du Pakistan et du Qatar. Mais, pour lui, l’enjeu est de montrer que l’impérialisme français réclame une part au Moyen Orient. Ainsi, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a-t-il été expédié le 21 juin en Suisse pour rencontrer son homologue qatari sans qu’aucune des parties prenantes des négociations, ait rien demandé.

Quand Macron indique que le porte-avions Charles- de-Gaulle se tient prêt à garantir la libre circulation dans le détroit d’Ormuz, il rappelle qu’il est disponible pour jouer les gendarmes au Moyen-Orient face au régime iranien et en s’alignant derrière les États-Unis, en espérant que ceux-ci veuillent bien laisser quelques miettes.

Partager