Unedic : l’État vole les chômeurs24/06/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/06/une_3021-c.jpg.445x577_q85_box-3%2C0%2C1276%2C1650_crop_detail.jpg2026-06-24

Leur société

Unedic : l’État vole les chômeurs

Syndicats et patronat, qui gèrent ensemble l’Unedic, chargé de l’indemnisation du chômage, ont demandé dans une conférence de presse, mercredi 17 juin, que l’État cesse d’effectuer des prélèvements sur son budget.

Depuis 2023, l’État a en effet imposé à l’Unedic 12 milliards de prélèvements, dont 4,1 milliards cette année, sous prétexte de financer des politiques de l’emploi et de la formation professionnelle. Ces dispositifs, sans jamais réduire le chômage, ont consisté en de nombreuses aides et subventions de toutes sortes au patronat.

L’État a aussi pioché dans cette caisse lors de la crise du Covid, en imposant à l’Unedic de financer un tiers du chômage partiel, pour 18 milliards d’euros. Cela a permis aux patrons de conserver leur main d’œuvre pendant les périodes de fermeture, sans avoir à la payer.

Les responsables de l’Unedic protestent donc contre ces ponctions car ils voudraient pouvoir utiliser les excédents dégagés pour rembourser une dette qui se monte à environ 61,5 milliards d’euros. Mais les excédents en question ont été obtenus en réduisant les indemnités versées aux chômeurs, réforme après réforme, environ 8,2 milliards d’euros par an.

Alors que de nombreuses entreprises annoncent des licenciements, et que de nombreux travailleurs vont se retrouver au chômage, les vols de l’État dans les caisses destinées à l’indemnisation des chômeurs sont choquants. Mais les diminutions successives de l’indemnisation des chômeurs le sont tout autant.

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