Le point de vue du parti tranche avec le discours ambiant :  Pas d'unité nationale pour Lutte ouvrière

Article de presse
21/11/2015

« On n’est ni derrière Hollande, ni derrière Valls, ni derrière Sarkozy, ni dernièreLe Pen », affirme Chantal Gomez. - photo archives florian salesse

Présente hier à Montluçon, la tête de liste régionale de Lutte ouvrière à relayé le mot d'ordre du parti : pas d'unité nationale.

« Comme tout Ie monde, on a été bouleversé par ce qui s'est passé à Paris », commence Chantal Gomez, avant d'expliquer le point de vue de Lutte ouvrière, diamétralement opposé aux autres partis.

« Nous refusons I'unité nationale que le gouvernement souhaite pour partir en guerre en Syrie et obtenir l'état d'urgence qui va museler davantage les libertés. On dénonce cette unité guerrière qui ne résoudra rien et qui au contraire va alimenter les groupes djihadistes », affirme-t-elle.

« Au détriment des services publics »

Pour Lutte ouvrière, les « pays impérialistes » ont leur responsabilité dans l'expansion de Daech, en « s'appuyant sur les pires régimes ». « Lorsque cela les arrangeait, ils ont armé des groupes et manœuvré pour faire naître des oppositions. En Irak, les États-Unis ont renversé Saddam Hussein, détruit son armée et mis en place un régime qui a exclu les sunnites. On retrouve aujourd'hui ces derniers à la tête de Daech », déclare le parti.

Chantal Gomez s'interroge de son côté sur le coût de cette guerre. « On va prendre ces fonds sur le budget des services publics : l'école, le logement, Ies hôpitaux... », annonce-t-elle.

Cette élue de I'Isère ironise en aparté sur les autres candidats aux régionales « qui ont suspendu leur campagne mais qui sont tous les jours à la télévision ».

Un meeting a rassemblé une vingtaine de personnes, hier soir, à Montluçon, où Chantal Gomez a changé son discours en raison de l'actualité, et en répétant le credo de Lutte ouvrière pour les régionales : l'interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous, I'augmentation des salaires et des pensions, ou encore « mettre sous contrôle » les entreprises.

Guillaume Bellavoine

 

© La Montagne - Montluçon - 21/11/2105