Législatives 2022 :  Magali Cauchois candidate L.O. sur la 8e « pour donner de la voix aux luttes »

Article de presse
24/05/2022

Pour la troisième fois en dix ans, Magali Cauchois défendra dans l’agglomération du Havre les couleurs de Lutte Ouvrière au cours d’une campagne de législatives servant de caisse de résonance « aux luttes des travailleurs »

Magali Cauchois se présente pour la troisième fois aux élections législatives sur une circonscription « havraise » (l’ancienne 9e en 2012 puis la 8e en 2017 et 2022) sous les couleurs de Lutte Ouvrière, ultime formation politique à arborer le marteau et la faucille. « Sans compter mes deux candidatures à l’élection municipale au Havre ». Avec toujours pour principale motivation « de réactiver la tradition de la lutte de la classe ouvrière, afin qu’elle relève la tête, qu’elle ait confiance en elle-même après avoir été trop longtemps considérée comme une simple victime. »

C’est donc sur la 8e circonscription de Seine-Maritime, face au sortant, le communiste Jean-Paul Lecoq, que la représentante du parti de Nathalie Arthaud est investie une nouvelle fois. « Évidemment, c’est une personnalité dans l’agglomération pour la gauche et le milieu syndical [Magali Cauchois, enseignante au Cned, est, elle-même syndiquée à la CGT Éduc’action, NDLR]. Pour autant, je ne me présente par contre quelqu’un mais bien pour faire entendre la voix des travailleurs, populariser notre programme. »

Un programme en trois axes

La candidate âgée de 52 ans, suppléée par le postier en retraite Gérald Levastre, décline son programme en trois axes : l’augmentation « réelle » des salaires calquée sur celle des prix, le partage du travail (« Un vrai travail avec un vrai salaire pour tous, en baissant le temps s’il le faut  ») ainsi que le droit de regard, le contrôle sur les comptes, l’organisation des entreprises et des administrations. « Nous qui travaillons saurions comment, collectivement, la faire tourner pour vivre mieux. Bien mieux que ceux qui sont aux affaires. »

Face à Jean-Paul Lecoq donc, candidat de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) portée par Jean-Luc Mélenchon dès le lendemain de l’élection présidentielle. « Nous ne sommes pas juste une version plus radicale de la Nupes. Si l’on veut des députés c’est pour être le porte-voix des luttes, pas pour dire aux gens “je vais faire à votre place”. C’est une illusion, une tromperie de le faire croire. Personne ne fera à la place des électeurs, à la place des travailleurs »

 

 

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