Brève
ArcelorMittal
le leurre de la nationalisation

L'Assemblée nationale a voté une nouvelle fois un texte en faveur de la nationalisation du groupe ArcelorMittal. Prétendant sauver l'emploi, PCF, LFI, PS et écologistes crient victoire, tout en sachant que ce texte n'a que peu de chances d'aboutir.
Leur but, quitte à alimenter le nationalisme, c’est de tromper les travailleurs en prétendant que les nationalisations protègent des ravages du capitalisme. Or lorsque la sidérurgie était nationalisée, de 1982 à 1995, l'État a licencié en masse, fermé des sites, pris en charge les dettes des capitalistes et investi pour reprivatiser ensuite le tout.
L’État intervient toujours pour le compte des capitalistes. C'est l'expropriation de la bourgeoisie par les travailleurs en lutte qu'il faut mettre à l'ordre du jour.