Le Blanc-Mesnil (93) : La liberté d’affichage remise en cause14/03/20262026Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

Le Blanc-Mesnil (93)

La liberté d’affichage remise en cause

Lundi 9 mars, trois militants de VISA93 (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes 93) qui collaient des affiches sur les panneaux d’affichage libre, ont été embarqués par la police nationale. Celle-ci avait été appelée par la police municipale, au service du maire-sénateur de la ville, Thierry Meignen, après avoir été contactée par ses soutiens qui ne supportaient pas de voir des affiches dénonçant ses accointances avec l’extrême droite. Les trois militants de VISA93 sont restés en garde à vue 24 heures au commissariat de la ville !

Dans cette ville populaire, la droite a remporté la mairie en 2014, face au Parti Communiste. En 2020, elle est repassée dès le premier tour. En 2021, le maire devenu sénateur, a laissé son poste de maire à son premier adjoint, non-cumul des mandats oblige, tout en restant omniprésent dans la ville. Ses premières mesures ont été de couper la subvention à la Bourse du travail de la ville, puis de la fermer dans la foulée. Il se vante également de vouloir chasser les pauvres de la ville et d’attirer les cadres parisiens.

En tant que sénateur, il a voté comme il se doit, pour le recul de l’âge de la retraite à 64 ans, tout en répétant à longueur de colonne dans son journal municipal de propagande, qu’il veut « le meilleur pour les Blanc-Mesnilois ». Son directeur de cabinet, Vijay Monany, qui est aussi conseiller départemental, a quant à lui rejoint en 2022 les rangs de Reconquête, le parti d’Éric Zemmour, pour en devenir l’un des porte-parole. Il n’est donc pas très étonnant, avec de telles figures aux commandes de la mairie, que les libertés accordées habituellement soient remises en cause.

Un rassemblement de soutien a été organisé devant le commissariat mardi 10 mars pour protester contre les méthodes de ce maire-sénateur anti-ouvrier et anti-pauvre.

 

 

 

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