Muséum d’histoire naturelle (Paris) : Un appel au secours24/04/20262026Brèves/medias/breve/images/2026/04/P7-3_Debris_museum_histoire_naturelle_OK_LUPO.jpg.1200x675_q85_box-0151012585_crop_detail.jpg.420x236_q85_box-0%2C0%2C1012%2C568_crop_detail.jpg2026-04-24

Brève

Muséum d’histoire naturelle (Paris)

Un appel au secours

Illustration - Un appel au secours

Le Muséum national d’histoire naturelle, qui fête ses 400 ans, appelle à l’aide. Son président alerte sur l’état très délabré des bâtiments. Dans le pavillon des reptiles, fermé au public depuis 2018, le sol s’affaisse et les 35 salariés qui y travaillent ont dû être évacués. Ailleurs, des herbiers sont menacés par la moisissure, les radiateurs d’une bibliothèque fuient et endommagent des ouvrages. Des ossements fossilisés de la galerie de paléontologie et d’anatomie comparée explosent littéralement. Quant à la galerie de géologie et de minéralogie, elle est fermée au public depuis 2004. Seuls 26 % des bâtiments seraient dans un état satisfaisant.

Les conditions de travail sont également très dégradées. En l’absence de locaux en bon état, des chercheurs travaillent au froid l’hiver et au chaud l’été, voire dans des préfabriqués où la température peut atteindre 48 degrés. La sécurité est également sacrifiée : le Muséum a été victime d’une cyberattaque en juillet et du vol de six kilos de pépites d’or en septembre. La presse se fait l’écho de cet appel du directeur mais depuis des années les travailleurs de l’institution et leurs organisations syndicales dénoncent la dégradation des locaux, la précarisation du personnel avec le recours aux contrats courts, ou les partenariats avec des marques, sans que les médias s’en alarment.

L’État, qui assure la tutelle de l’établissement, l’affame. Pourtant le Muséum, qui abrite 68 millions de spécimens (roches, minéraux, animaux, végétaux…) et accueille chaque année 3,6 millions de visiteurs, joue un rôle irremplaçable. Les travaux d’urgence des 120 bâtiments nécessiteraient 500 millions ; pour les mettre aux normes, il faudrait 1,1 milliard. C’est beaucoup ? Le porte-avions récemment promis par Macron à la marine française coûtera 10 à 12 milliards d’euros.

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