Dans le monde
Pétrole
Le cynisme aussi bat des records

« Nous avons établi un budget à 60 dollars le baril, mais j’aime bien être démenti. À 110 dollars, je suis plutôt content. Si le détroit d’Ormuz venait à être fermé, le pétrole monterait. » C’est ce qu’a déclaré, il y a un mois, avant l’attaque américaine contre l’Iran, le PDG de Total Patrick Pouyanné.
Depuis, des millions de personnes sont sous les bombes, il y a déjà des milliers de victimes, les prix à la pompe ont explosé… et le baril a dépassé les 100 dollars. Les uns comptent les morts, les autres les profits.