Municipales 2026
Alès

Jérôme GARCIA
Je suis né à Alès, et j'y travaille depuis plus de 30 ans. Jusque dans les années 60, 20 000 mineurs y extrayaient le charbon. C'est le charbon qui a rempli les poches « des maîtres des mines et des forges », exploitant des générations de travailleurs venant d'Espagne, d'Italie, de Pologne, ou du Maghreb. Les mines fermées, les capitalistes sont allés faire fortune ailleurs laissant une ville et ses alentours sinistrés. Le chômage et la pauvreté y ont explosé avec toutes les conséquences sociales qui, aujourd'hui encore, rendent la vie difficile aux classes populaires.
Maintenant, le principal employeur est l’hôpital où je travaille. L'État diminue les dépenses de santé et réduit les budgets pour tout ce qui est utile à la population, tandis que les dépenses militaires ne cessent de s'accroître. Pour empêcher la société de reculer, nous ne pouvons compter que sur nos luttes collectives, à l'image de la mobilisation des années 90 qui avait empêchée la fermeture programmée des urgences à l'hôpital.
La situation s’est aussi considérablement dégradée dans les EHPAD où j'ai exercé. Les actionnaires de grands groupes comme ORPEA, qui osent appeler ce secteur économique "l'or gris", s’enrichissent en économisant sur le personnel et le matériel, au dépends des personnes âgées.
Les travailleurs n'ont rien à attendre de ces élections municipales car les décisions importantes sont prises dans les conseils d'administration des multinationales. Mais elles sont l'occasion d'affirmer, en votant pour les listes Lutte Ouvrière, que c'est aux travailleurs, qui font tout tourner dans la société, de la diriger en fonction des besoins de la population et non plus, comme le veut le système capitaliste, pour les profits de quelques parasites.
