Municipales 2026
Ivry-sur-Seine

Catherine GAUVAIN

Philippe MOLINIÉ
Catherine Gauvain :
« Je me suis tournée vers Lutte ouvrière après l’élection de Mitterrand en 1981. J’ai été déboussolée par ce gouvernement et ses ministres. J’étais en colère face aux larmes de ma mère devant le poste de télévision qui diffusait les fermetures des mines et des usines en Lorraine.
Je suis infirmière depuis quarante ans dans un hôpital public qui compte, en plus des médecins, environ 3500 salariés. S’ajoutent ceux des entreprises sous-traitantes. Nous nous complétons tous.
Entre collègues, nous le disons : « Ce serait à nous de diriger l’hôpital car nous, nous savons bien ce qu’il nous faut ». Nous n’avons rien à attendre d’un directeur d’hôpital ni d’une ministre de la Santé. Pendant le Covid, nous avons su prendre des initiatives en bousculant les rapports hiérarchiques habituels.
Si nous les travailleurs, nous dirigions la société, nous ferions d’autres choix pour soigner tous ceux qui en ont besoin, pour leur bien-être à eux, pas pour qu’ils retournent se faire exploiter, pas pour les profits de capitalistes.
Dans le HLM où j’habite, c’est aussi le monde des travailleurs. C’est l’entraide qui fait chaud au cœur et qui permet de tenir. Face à la détérioration de ma cité, j’essaie qu’on se parle directement entre voisins. Je souligne souvent la responsabilité de la classe bourgeoise qui pèse sur nous, même à la maison.
Pour vivre le plus dignement possible, il faut des gestes collectifs. En faisant du porte à porte, nous avons réussi à aller voir le bailleur à plusieurs. Nous lui avons exposé les problèmes de fenêtres, d’ascenseurs, de portes de parking. C’est une façon de relever la tête. »