Municipales 2026 : Les Lilas21/12/20252025/medias/electionliste/images/2025/12/93045_Les_Lilas_1er_Arnaud_Charvillat_2eme_Christine_Samson.jpg.420x236_q85_box-0%2C266%2C5115%2C3146_crop_detail.jpg

Municipales 2026

Les Lilas

Illustration Les Lilas

Arnaud CHARVILLAT

Facteur
tête de liste

Christine SAMSON

Enseignante
second de liste

Je m’appelle Arnaud Charvillat et je conduirai la liste Lutte Ouvrière-Le camp des travailleurs dans la ville des Lilas, en Seine Saint Denis.

Je travaille comme facteur dans le 20e arrondissement de Paris. Lorsque je suis arrivé dans ce bureau en 1998, nous étions plus de 400 postiers. Aujourd’hui, deux nouveaux bureaux de Poste (du 11e et du 12e arrondissement) sont accolés à celui du 20e, mais au total nous sommes le même nombre qu'il y a 25 ans... pour s'occuper de trois arrondissements au lieu d'un ! 

Comme toutes les entreprises, La Poste est prête à tout pour décupler ses profits. Depuis des années, elle supprime des dizaines de milliers d'emplois à travers le pays, et embauche puis congédie les collègues intérimaires comme bon lui semble, au gré de ses besoins. Service public ou pas, elle transforme nombre de travailleurs en précaires à vie. 

Dans le bureau où je travaille, la dernière restructuration a entraîné 33 suppressions de postes, et la précédente, elle, avait imposé 26 jours de congés en moins par postier concerné ! Quant aux chauffeurs des camions, La Poste veut leur faire accepter des charges de plus en plus lourdes. En plus du courrier, ils sont désormais censés livrer des présentoirs de pharmacie, des fauteuils roulants ou encore des cagettes de légumes.

Pourtant de l'argent, La Poste en a : 1,4 milliards d’euros de bénéfices en 2024. Sans parler des indemnités de fin de mission que touchera la nouvelle PDG de La Poste, arrivée il y a peu : de 450 000 à 900 000 euros, pas moins ! Alors qu’un facteur gagne 1 700 euros par mois après vingt ans d'ancienneté.

Dans cette campagne des municipales, c'est ce monde à deux vitesses que je dénonce. Il est hors de question que les travailleurs se taisent.

Partager