Municipales 2026 : Onnaing21/12/20252025/static/common/img/contenu-min.jpg

Municipales 2026

Onnaing

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Edith DUQUESNOY

Ouvrière de l’automobile
tête de liste

Je vis à Onnaing depuis ma naissance, j’ai grandi dans un quartier ouvrier. Mon père a travaillé à la mine et en usine ensuite. Depuis 20 ans, je suis ouvrière sur les chaînes de production automobile à l’usine Toyota, à Onnaing. 

Avant de connaître vraiment les idées communistes révolutionnaires ce qui me parlait c'était : ''puisque nous, les travailleurs, nous faisons et créons absolument tout dans cette société, c'est à nous de la diriger ''. En 2009 à l'usine il y a eu une grève, j’en étais. Concrètement ces idées de pouvoir ouvrier nous ont permis d'aller le plus loin possible à ce moment-là sans donner le pouvoir aux ''chefs syndicaux'' sans attendre d’ordres, mais au contraire en décidant nous-mêmes de nos actions et de notre combat.  J’ai vu dans les yeux du directeur la crainte d’avoir en face de lui des travailleurs qui s’organisent et décident eux-mêmes. 

En ce moment, il y a toute la réalité du capitalisme, l’ambiance va-t’en guerre, les guerres qui continuent aux quatre coins du monde. Et dans les médias, sur les réseaux sociaux et de la part de tous les politiciens, tous vont dans le même sens : celui de s’appuyer sur tout ce qu’ils peuvent pour nous diviser entre travailleurs et notamment entre travailleurs français et immigrés. Rien qu’à l’usine, il y a des travailleurs maghrébins, maliens, sénégalais, turcs… et on forme une seule et même classe ouvrière pour fabriquer les profits faramineux du groupe Toyota. Et les patrons avec les politiciens à leur service, voudraient en plus qu’on entre-tue entre frères de classe, qu’on serve de chair à canon toujours pour le profit des capitalistes. 

Alors ces élections ne permettront pas de changer notre vie, mais elles peuvent permettre de maintenir cette idée vivante que face à l’ambiance lourde de danger, par-delà les frontières, les travailleurs forment une seule et même classe ouvrière et que la seule guerre qui vaut d’être menée, c’est celle contre nos propres patrons, notre propre bourgeoisie qui sème déjà la guerre ailleurs.

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