Municipales 2026 : Reims21/12/20252025/static/common/img/contenu-min.jpg

Municipales 2026

Reims

Illustration

Thomas ROSE

Enseignant
tête de liste
Illustration

Charlotte CORMERAIS

Enseignante
second de liste

J’ai 57 ans et je suis enseignant. Les élèves viennent de quartiers populaires et leurs parents vivent au quotidien les bas salaires, la précarité, l’exploitation… La dégradation des conditions d’existence est visible. À Reims, près de 25 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Ce taux peut atteindre de 40 à 60 % dans certains quartiers.

La ville, connue notamment pour ses maisons de champagne, est pourtant riche, mais le patronat n’a de cesse de mener une véritable guerre de classe, avec des conséquences pour les travailleurs de Reims qu'aucune mesure au niveau municipal ne pourra compenser.

Il en est ainsi chez Veuve-Clicquot, appartenant au groupe LVMH de Bernard Arnault. Celui-ci a décidé de réduire de 10 à 30 % le revenu des travailleurs sous prétexte d’une baisse récente des ventes... En fait, il ne s’agit que de garantir la même rémunération aux actionnaires, et en tout premier lieu à Bernard Arnault lui-même. 

Lors des dernières vendanges, on a pu constater que la rapacité dans ce secteur du luxe n’a pas de limites. Des dizaines de migrants ont été embauchés avec des conditions d'hébergement indignes, sans eau courante et parfois sans nourriture. Seuls les sous-traitants ont été condamnés par la justice, pas les grands groupes qui les utilisent. Pour ces derniers, les profits continuent de couler à flots.

C’est cette guerre de classe que je dénonce, et la nécessité pour tous les travailleurs, quelle que soit leur origine et leur nationalité, de s’unir pour y faire face. 

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