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- Lutte ouvrière n°3003
- Dassault – Cergy : sinistre plaisanterie
Dans les entreprises
Dassault – Cergy
sinistre plaisanterie
Y a-t-il vraiment eu un vent de panique mardi 10 février dans la France des actionnaires ? Toute la presse nationale et les chaînes de télévision ont alors fiévreusement annoncé qu’une « atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » était suspectée chez Dassault, sur le site de Cergy.
La présence d’un Double 007 ou d’un de ses collègues était ainsi annoncée : espionnant dans l’usine, il portait même des lunettes connectées, et c’est tout dire ! On a pu assister dans les ateliers à un ballet du service de sécurité sillonnant les allées à la recherche de l’agent secret. C’est ainsi qu’un jeune intérimaire s’est retrouvé en garde à vue, puis finalement relâché sans charge, vu le ridicule de la situation : il n’avait en effet cherché qu’à faciliter l’exécution de son travail de câblage en prenant quelques photos.
Il y a d’autant plus de quoi s’indigner que Dassault a transformé le site de Cergy en camp retranché bardé de caméras, à l’extérieur tout comme à l’intérieur des ateliers. La direction ne se gêne donc pas, elle, pour espionner ses salariés et les mettre en garde à vue permanente.
Reste le plus scandaleux : après avoir mis en marche ce mauvais canular, Dassault n’en a pas moins licencié ce travailleur.