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- Lutte ouvrière n°3010
- DESP – Grenoble : succès pour les femmes de ménage
Dans les entreprises
DESP – Grenoble
succès pour les femmes de ménage
Depuis le jeudi 26 mars, les onze salariées et un chef d’équipe de DESPS ont fait grève pendant sept jours complets, bien déterminés à se faire respecter.
Dans cette nouvelle société, née de la fusion d’Elior et de Derichebourg, elles assurent tous les jours, week-ends compris, le nettoyage de trois Ehpad de l’association « l’Arbre de vie » à Grenoble, soit pour sept heures par jour et par salariée, environ 25 chambres à nettoyer, les parties communes, toilettes, bureaux ainsi que le service des petits-déjeuners aux résidents. Il y a quelques années, elles étaient cinq par établissement pour faire ce travail, aujourd’hui elles ne sont plus que quatre et encore faut-il qu’il n’y ait pas d’absents ni de malades.
La situation s’est dégradée avec le rachat d’Elior par Derichebourg et ses méthodes toxiques de management. Dans cette société, toutes les réclamations restent lettre morte, il faut réclamer pendant des mois au sujet de ses heures impayées, de retenues mutuelles indûment prélevées, de contrats non signés, du matériel, des produits et l’on ne trouve personne au bout du fil pour vous répondre.
Comble du mépris, ces derniers mois, une cheffe fait de l’excès de zèle et de pouvoir, menace, fait du chantage et sanctionne. Alors que les travailleuses triment, attendent leur dû depuis des mois, le patron de l’agence et cette cheffe n’ont rien trouvé de mieux que de les convoquer pour une sanction suite à une petite pause jugée trop longue ! C’est la goutte qui a fait déborder le vase et a rassemblé les trois Ehpad dans la grève.
Au bout de sept jours, les grévistes étaient reçues par le directeur régional venu tout spécialement de Lyon, et obtenaient satisfaction : mise à l’écart de la cheffe, règlement des manques sur salaires et étude de la surcharge de travail. Dès à présent, les grévistes ont décidé de ne plus assurer les remplacements.
À la sortie de l’entrevue avec le directeur régional, les grévistes ont laissé éclater leur joie. Se sentir unies et déterminées pour faire reculer un grand groupe, même à une douzaine, ça donne de la force !