Éducation : baisse démographique et propagande mensongère22/04/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/04/une_3012-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg2026-04-22

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Éducation

baisse démographique et propagande mensongère

Le 21 avril, le ministre de l’éducation nationale, Édouard Geffray, rencontrait les syndicats avec un objectif : faire accepter les 4 000 suppressions de poste envisagées par le gouvernement.

Depuis plusieurs semaines, pour justifier ces suppressions, la propagande bat son plein, mettant en avant une baisse démographique à venir. Le ministère de l’Éducation nationale parle d’une « vague sismique », rien que ça. Rendez-vous compte, nous dit le ministre, en 2035, la France comptera 1,7 million d’élèves en moins sur les 12 millions d’élèves qui aujourd’hui fréquentent 60 000 établissements scolaires. Et de montrer, dans des reportages qui viennent à point nommé, des cours d’école vides et des bâtiments qui pourraient être désertés… dans quelques années.

Pour l’instant, dans bien des villes et banlieues populaires, nombre de collèges ou lycées sont au contraire souvent surpeuplés, accueillant 100, 200 élèves, voire davantage, de plus que prévu lors de leur construction. Les défenseurs du gouvernement rétorquent qu’il faut revoir le maillage des territoires, et un rapport de la Cour des comptes, paru en mars, demande en conséquence d’opérer des regroupements dans des zones qui seraient désertées.

En réponse aux boniments, beaucoup font remarquer que, si baisse démographique il y a, elle devrait permettre de créer de meilleures conditions pour l’éducation de la jeunesse. Et, dans bien des régions, des parents occupent des écoles menacées de fermeture, des enseignants et des lycéens font grève contre l’absence de remplaçants, la suppression d’options ou encore les classes surchargées. Près de 500 000 jeunes sont en situation de handicap, dont l’immense majorité ne bénéficie absolument pas d’un encadrement suffisant.

« Zéro suppression de postes de professeurs serait suicidaire » a déclaré début avril Édouard Geffray. Pense- t-il aux finances publiques ou à la jeunesse ? Une politique pour l’éducation devrait partir des besoins des élèves, et de rien d’autre.

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