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Article de presse
Ici Saint-Etienne Loire
"Aucun politicien, aucun notable" : le parti Lutte Ouvrière a présenté sa liste pour les élections municipales

La liste compte 59 personnes, représentant plusieurs corps de métier comme les postiers, les vendeurs ou encore les enseignants. Le candidat stéphanois, Romain Brossard, qui se présente pour la troisième fois aux élections municipales, a tenu à ce qu'il n'y ait aucun politicien dans ses rangs.
Une partie des murs de la petite salle de l'Amicale laïque Chapelon à Saint-Étienne, où est présentée la liste de Lutte Ouvrière, est recouverte d'affiches. On y voit Nathalie Artaud, candidate du parti pour les élections présidentielles de 2027, et des slogans : "contre nos exploiteurs, ne nous laissons pas diviser", "les travailleurs font tourner la société, à eux de la diriger". Une quarantaine de chaises ont été installées pour accueillir les deux tiers des colistiers présents.
Car Romain Brossard, la tête de liste, le répète : tous les candidats sur la liste sont des "travailleurs", donc tous n'ont pas pu se libérer pour assister à cette présentation. En effet, aucun politicien n'a été invité à rejoindre les rangs de Lutte Ouvrière. "Nous, on veut représenter le monde du travail dans toutes ses difficultés", explique Romain Brossard. "Tous les politiciens qui se présentent aux élections ont été députés ou sont dans des partis qui ont compté des ministres qui ont été au pouvoir", poursuit-il. "Et à chaque fois, ils ont renié les maigres promesses qu'ils avaient pu faire."
De nombreux métiers représentés
Infirmiers, AESH, vendeurs… de nombreux corps de métier sont représentés sur la liste de Lutte Ouvrière. Nora Ibbari figure à la deuxième place. Enseignante d'histoire-géographie à Andrézieux-Bouthéon, elle s'est engagée pour dénoncer la dégradation de ses conditions de travail. "On a des classes à 35 en lycée et l'année prochaine, ça va être encore pire car on nous supprime des postes", déplore-t-elle.
En septième position, il y a Raphaël Sackur, électricien de 48 ans. "Maintenant pour s'en sortir il faut faire des heures supplémentaires, on rentre le soir, on est fatigués et à la fin du mois, il n'y a plus de sous pour payer les factures", regrette-t-il. Des conditions qui l'ont poussé à s'engager, comme 11 000 autres personnes sur l'ensemble de la France, selon Romain Brossard. En effet, une liste Lutte Ouvrière est présentée dans plus de 250 villes.