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Municipales 2026
Audincourt :Anthony Rué, un candidat LO pour porter la contradiction

Dans la 2e ville de l’Agglomération, Antony Rué qui souhaite faire entendre la voix des travailleurs sous la bannière Lutte ouvrière (LO) sera le seul candidat en lice face au maire sortant socialiste Martial Bourquin.
C’est tout aussi inédit que déconcertant. Dans la 4e ville du Doubs, la deuxième plus importante de pays de Montbéliard Agglomération, Lutte Ouvrière (LO) sera la seule voix pour porter la contradiction au maire socialiste sortant d’Audincourt, Martial Bourquin, candidat à un sixième mandat.
Un état de fait tout sauf anecdotique sur le plan politique qui reste, cependant, un détail aux yeux d’Antony Rué. « Le climat d’incertitudes rend notre discours d’autant plus audible »
Engagé dans sa première campagne municipale en tant que tête de liste, le militant LO ne s’intéresse guère aux autres et ne poursuit qu’un seul objectif : porter la voix des travailleurs.
« Producteurs des richesses, ils sont le moteur de la société.
Et c’est à ce titre qu’ils doivent la diriger ». Une voix, selon lui, d’autant plus indispensable aujourd’hui que le monde se fracture.
« Le climat d’incertitudes actuel rend notre discours d’autant plus audible », juge cet habitant du quartier Perlinski âgé de 53 ans. Réfuter la fatalité
Candidat sur la liste de son camarade Franck Plain lors des municipales de 2014 et 2008 à Montbéliard. Ce conducteur d’installation dans le secteur de l’emboutissage chez Stellantis Sochaux, le berceau du lion où il fut embauché en 1999, en veut pour preuve sa capacité à renouveler son équipe composée de trente-trois personnes par rapport à celle de 2020 qui, alors portée par Patrick Girard, avait recueilli 4,79 % des suffrages exprimés (125 voix).
« On essaie de défendre nos idées auprès de la population et nous sommes généralement bien reçus. À travers nos opérations de porte-à-porte, on sent que notre conviction à prioriser la collaboration entre les travailleurs touche les gens ».
Dans une ville touchée par la hausse de la pauvreté où le RN réalise des scores très importants à l’occasion des scrutins nationaux, tout en s’avérant incapable de figurer sur la ligne de départ des élections municipales, Antony Rué réfute toute forme de fatalité pour autant.
« Oui le vote ouvrier s’est massivement reporté vers l’extrême droite, mais c’est oublier que beaucoup ne votent pas ».
Militant LO depuis une vingtaine d’années et salarié de Stellantis, Antony Rué s’engage, à 53 ans, dans sa première campagne municipale comme tête de liste.
par Sébastien Michaux
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