Pour la 5e fois, une candidate LO défend les travailleurs15/01/20262026Presse/medias/articlepresse/images/2026/01/ren%C3%A9e.jpg.420x236_q85_box-0%2C16%2C1024%2C592_crop_detail.jpg

Municipales 2026

Beauvais (Oise)

Pour la 5e fois, une candidate LO défend les travailleurs

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©Nicolas Giorgi / actu oise


Renée Potchtovik se présente à sa cinquième élection municipale en mars prochain à Beauvais. Cette factrice à la retraite conduira la liste "Lutte ouvrière".

Par Nicolas Giorgi

Renée Potchtovik se présente à sa cinquième élection municipale en mars prochain à Beauvais. Cette factrice à la retraite conduira la liste « Lutte ouvrière, le camp des travailleurs ».

Et de cinq ! À 65 ans, Renée Potchtovik, factrice aujourd’hui à la retraite, sera de nouveau candidate aux élections municipales de Beauvais. Cette habitante du quartier Saint-Jean avait obtenu 2 % des voix en 2020. En mars prochain, elle portera pour la cinquième fois les couleurs de Lutte ouvrière – le Camp des travailleurs dans la ville préfecture de l’Oise.

Cette nouvelle campagne électorale, elle l’aborde avec sérénité. La décision de se présenter a été prise collectivement avec ses « 44 camarades », comme elle les désigne, qui seront sur sa liste. Parmi eux figure notamment Boris Olagnier, ancien ripeur, qui occupera la deuxième place.

« Je veux être la caisse de résonance des exploités »
Pour Renée Potchtovik, l’objectif est clair : « représenter le camp des travailleurs ». « Je veux être la caisse de résonance des exploités. De celles et ceux dont les conditions de vie et de travail sont difficiles, dans les quartiers ou dans des logements insalubres. De ceux qui le 15 du mois se retrouvent sans rien, parce qu’ils ne peuvent plus vivre de leur travail dignement », explique la candidate LO.

Présente sur tous les fronts syndicaux et politiques ces derniers mois (des mobilisations sur les retraites aux revendications salariales, en passant par le budget de l’État et la crise au Venezuela…), la « Arlette Laguiller » du Beauvaisis se retrouve souvent en tête de cortège.

Elle repart au combat pour « défendre les services publics »
Je n’ai pas la prétention de dire que je serai élue en mars prochain. Mais une chose est sûre : s’il y avait des élus Lutte ouvrière au conseil municipal, nous défendrions bec et ongles les travailleurs et les travailleuses.

La défense des services publics, notamment l’hôpital, figure également au cœur de ses priorités. Un sujet qu’elle connaît intimement après avoir passé toute sa carrière à La Poste, une entreprise aujourd’hui « de plus en plus tournée vers le profit », regrette-t-elle.

L’implantation annoncée d’Amazon à Novaparc, à deux pas du centre de distribution de La Poste à Beauvais, ne la laisse pas indifférente et soulève, selon elle, de nombreuses questions.

« S’ils recrutent réellement 1000 personnes en CDI, rémunérées 3 000 euros par mois, tant mieux, mais permettez-moi d’en douter. D’autant que le même discours avait été tenu lors de l’installation de l’usine de tracteurs Agco, avec des promesses d’embauche à la clé, pour finalement aboutir à des licenciements… »

« Ils ont fait financer un pont d’or à la collectivité, mais au bout du compte ils n’ont pas tenu leurs promesses », ironise Renée Potchtovik, en référence au viaduc de 13 millions d’euros financé sur fonds publics afin de relier deux sites de l’entreprise au sein de la ZAC du Thérain.

Marquée par les grandes mobilisations de Mai 68, la candidate issue du mouvement révolutionnaire dit conserver « une extrême confiance dans la classe ouvrière ».

Parmi ses propositions phares figure la gratuité totale des transports collectifs, notamment des bus de l’agglomération, aujourd’hui réservée à certaines catégories comme les jeunes et les retraités.

Selon elle, la mobilité est l’un des piliers de l’accès à l’emploi : « Pour aller du quartier Saint-Jean à la ZUP Argentine, il faut quasiment prendre deux bus », souligne-t-elle.

Une réunion publique le 7 mars
Lutte ouvrière organisera une réunion publique le 7 mars, en fin de matinée, à la salle du Sablier, afin de présenter sa liste et ses orientations programmatiques. La rencontre sera suivie d’un apéritif.

La présence de deux listes de gauche sur la ligne de départ en mars prochain au premier tour, dont celle conduite par Roxane Lundy (Generation. s), qui a reçu le soutien de La France insoumise, ne lui semble ni problématique ni source d’éparpillement des voix.

« Je ne détiens pas les voix de mes électeurs. Mais je trouve cela très bien qu’il y ait une pluralité d’opinions au premier tour. Après pour le second, chacun fera ce qu’il veut, en son âme et conscience », rappelle-t-elle, reprenant à sa manière cette célèbre formule de Guy Mollet : « Au premier tour, on choisit. Au second tour, on élimine. »

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