Cédric Fischer, opérateur cariste, lutte à Vesoul pour mettre un frein au capitalisme04/03/20262026Presse/medias/articlepresse/images/2026/03/image_0000_24164735464388be3661461106e42a7a63d1d3da.jpg.420x236_q85_box-56%2C0%2C945%2C500_crop_detail.jpg

Municipales 2026

Cédric Fischer, opérateur cariste, lutte à Vesoul pour mettre un frein au capitalisme

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Cédric Fischer : « On exprime notre révolte, notre colère, on dénonce l’exploitation et on met dans l’urne un bulletin de vote LO. » Photo Patrick Bar

Après 2020, Cédric Fischer, employé chez Stellantis, conduit pour la deuxième fois une liste « Lutte ouvrière, le camp des travailleurs » pour les élections municipales à Vesoul.

 Une candidature qui dénote dans la campagne, car davantage axée sur des thèmes nationaux que sur une série de propositions strictement locales.

« Je suis né à Vesoul, rue La Fayette. Un révolutionnaire, c’est un signe… », glisse Cédric Fischer qui, à « bientôt 52 ans », se lance pour la deuxième fois dans la bataille municipale à Vesoul à la tête d’une liste « Lutte ouvrière, le camp des travailleurs », soutenue par Nathalie Arthaud. Comme en 2020, où il avait réalisé avec son équipe un score de 2,29 %,

Thérèse Garret, secrétaire retraitée, sera à ses côtés. Un programme de lutte Sa campagne met en avant une liste composée d’ouvriers, de salariés du secteur social, de retraités et d’autres représentants des classes populaires, avec pour objectif de faire entendre

 « la voix des travailleurs » à la mairie de Vesoul. Plutôt que de mettre l’accent sur une série de propositions strictement locales, le candidat fait de cette élection une tribune pour défendre les intérêts du monde du travail face au capitalisme.

Son programme est celui du parti : il reste unique et officiel. Comme il l’était lorsqu’il s’est présenté aux élections législatives et régionales précédentes sous les couleurs de LO, en défendant des positions similaires : améliorer les conditions de vie des salariés, des retraités et des plus précaires ; donner le droit de vote à tous les travailleurs ;

dénoncer « le système » politique et économique qui exploite les classes populaires…

« Les promesses électorales, ça ne nourrit pas les travailleurs. Je ne suis pas là pour faire des promesses que je ne suis pas capable de tenir. Ce qu’il faut, c’est un programme de lutte. On exprime notre révolte, notre colère, on dénonce l’exploitation et on met dans l’urne un bulletin de vote LO », encourage-t-il.

De PSA à Stellantis Ouvrier de l’automobile, Cédric Fischer , qui est domicilié dans le quartier du Montmarin, a découvert « Peugeot en tant que stagiaire scolaire, en 1993 ».

Après avoir décroché un bac tertiaire avec mention, puis atteint le niveau BTS force de vente, il y a été embauché en 1996. Il occupe aujourd’hui un poste d’opérateur cariste, toujours sur le même site, rebaptisé depuis Stellantis.

« C’est une histoire de famille puisque je cumule plus de 70 ans d’usine avec mon père, qui a dirigé la CGT à PSA Vesoul. Il en a été secrétaire pendant quelques années », explique-t-il.

« J’ai naturellement milité pour la CGT, mais au départ, je n’avais aucun engagement particulier. L’engagement est arrivé plus tard : engagement syndical, puis très rapidement politique, parce que le syndicat ne m’apportait pas toutes les réponses. C’est bien pour apprendre à s’organiser, à se défendre au sein de l’entreprise. Mais sur les combats économiques, on ne se pose pas la question du pouvoir des travailleurs. Au-delà des murs de l’entreprise, il y a un monde dans lequel il faut dénoncer les pièges de l’impérialisme, la crise et la marche vers la guerre que l’on est en train de préparer. Lutte ouvrière m’a apporté des explications, m’a permis de comprendre les mécanismes liés au capitalisme. »

par Sm

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