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Municipales 2026
Municipales 2026 à Angers
« On défend les intérêts du monde du travail »

Municipales 2026. « On défend les intérêts du monde du travail », assure Céline L’Huillier pour Lutte ouvrière à Angers
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Philippe Rubion
Publié le 08/03/2026 à 18h02
Sous l’étiquette de Lutte ouvrière où elle milite depuis 1995 et dont elle est l’une des porte-parole en Maine-et-Loire (une centaine d’adhérents dans le département), Céline L’Huillier, enseignante de 50 ans, est la tête de la liste « Le camp des travailleurs », comme en 2020.
Combien de communes en Maine-et-Loire auront des listes Lutte ouvrière ?
Céline L’Huillier : « Il y en aura à Cholet, aux Ponts-de-Cé, à Trélazé et à Angers. »
Qui compose votre liste pour Angers ?
« Notre liste est composée de travailleurs, de plein de métiers différents, du public, du privé, qu’on a rencontrés pour certains pendant la campagne, et qui ont eu à cœur de se mettre avec nous, sans forcément adhérer à Lutte ouvrière. Ils partagent nos idées et s’opposent clairement à l’extrême droite, aux idées nationalistes, aux idées racistes. » (...)
Faut-il lutter contre l’insécurité ?
« En ce moment, la grande mode, complètement abjecte, est de flirter sur l’insécurité avec les idées nauséabondes de l’extrême droite, et de nous diviser, en pointant du doigt nos camarades étrangers. Et puis de mettre en avant tous ces gadgets qui sont bien coûteux et démagos, les caméras, les armes, la police municipale… Ça fait des années qu’ils mettent des flics partout et ça ne règle rien. La société pourrit sur elle-même et les problèmes de délinquance s’aggravent. Et puis, la première insécurité, c’est le chômage. Il faudrait déjà interdire les licenciements. Ce sera déjà une des premières mesures pour lutter contre l’insécurité. Nous, on mise plutôt sur le fait que les habitants des quartiers populaires puissent avoir des liens de solidarité entre eux. »
Les crues ont justement déclenché des solidarités…
« Ce sont les travailleurs de la voirie, les travailleurs municipaux qui se sont retroussé les manches et qui ont fait un sacré boulot, alors même que le maire supprime des emplois dans la voirie depuis des années. Il peut les féliciter, mais ils se souviennent qu’il ne les a pas entendus quand ils sont allés demander des augmentations de salaires. »
Souhaitez-vous la gratuité des transports en commun ?
« Oui, à condition que ce soit pris en charge par les patrons, parce que c’est quand même pour eux le plus souvent qu’une partie de la population prend les transports en commun. Il faudrait qu’ils soient développés la journée, la nuit, parce qu’il y a tout un tas de travailleurs qui sont en équipe, loin. » (...)
Que préconisez-vous en matière de transition écologique ?
« C’est aux patrons de la payer, aux grands patrons du CAC 40, à tous ces milliardaires. Ce sont eux qui polluent, qui détruisent la planète. Les municipalités sont étranglées, parce que l’État se désengage. En fait, soit l’argent public est versé par l’État aux entreprises du CAC 40 soit il est mis dans le réarmement. »
La lutte des classes existe toujours en 2026 ?
« On la vit au jour le jour. C’est la précarité, le chômage, les licenciements. On fait tourner la société mais on ne décide de rien. C’est le grand patronat qui mène la lutte des classes. Les classes populaires la subissent. C’est un rapport de force. Les capitalistes sont partout. Un tas de politiciens sont à leur botte. » (...)
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