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Municipales 2026
Municipales 2026 à Saint-Jean-de-Luz
« Si on est élus, on sera les yeux et les oreilles des travailleurs », promet Jacqueline Uhart

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Enseignante d’histoire-géographie au collège Aturri de Saint-Pierre-d’Irube, dans la filière bilingue, cette Luzienne bascophone se présente, comme il y a six ans, sous la bannière Le Camp des travailleurs. « Ce sont eux qui font tourner cette société, qui produisent les richesses. Sans eux, il n’y aurait rien du tout. On considère que ce sont les travailleurs qui peuvent changer les choses fondamentalement. »
"On considère que ce sont les travailleurs qui peuvent changer les choses fondamentalement"
La lutte des classes, toujours
Classé à l’extrême gauche, étiquette « assumée », LO se différencie de La France insoumise (LFI) et de ses représentants, sur la forme et le fond. « Ils ne remettent pas en cause le système capitaliste, ils veulent le gérer, être au gouvernement. Et nous, on ne pense pas non plus qu’il y ait un sauveur suprême. Contrairement à Mélenchon, on ne dit pas Votez pour moi, ça ira mieux. »
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Saint-Jean-de-Luz en aurait bien besoin, selon la tête de liste, qui veut mettre un coup de projecteur sur l’envers du décor. « Même si c’est une ville riche, devenue cotée, il y a beaucoup de travailleurs de l’autre côté de la voie ferrée. Dans certains quartiers, des gens qui ont bossé toute leur vie sont à 900 euros de retraite. Comment vivre ? Comment se loger ? », interroge-t-elle ce mardi 3 mars, depuis le bistrot Urdazuri. Les revendications de Lutte ouvrière apportent une réponse : « On demande une hausse significative des salaires. On ne peut pas vivre avec moins de 2 000 euros net par mois. »
Point de propositions locales spécifiques en revanche. La station balnéaire sert surtout de vitrine : « Il n’y aura pas de catalogue de promesses. On veut faire le lien entre ce qui se passe à l’échelle municipale et à l’échelle de la société tout entière. »
Le projet est global. Et international. L’actualité meurtrière en fournirait l’illustration cynique : « Le capitalisme est en crise. Pour continuer à faire des profits, les riches, cette classe parasite, vont aller manger dans l’assiette des autres. Pensez-vous que Trump ait quelque chose à faire de la population iranienne ? Il veut juste placer quelqu’un à sa botte. Pourquoi ? Pour le pétrole. »
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"On était déjà de la chair à patron, on va devenir de la chair à canon"
Cette révolte permanente contre la marche du monde, Jacqueline Uhart ne la conçoit cependant pas de manière négative. « Votez LO, c’est un vote d’optimisme, de combativité et de conscience. Il n’y a pas de fatalité. Ce qui donne le moral, c’est d’essayer de comprendre comment fonctionne cette société et de savoir que c’est la classe ouvrière, et elle seule, qui a la possibilité de changer tout ça. »