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Municipales 2026
« Être les yeux et les oreilles de la population » : José Carrasco mène la liste de Lutte ouvrière à Auxerre

Tête de liste de Lutte ouvrière pour les élections municipales des 15 et 22 mars, José Carrasco veut faire entendre la voix des travailleurs. Le candidat auxerrois conduit une liste composée majoritairement de salariés et de retraités du monde du travail.
À quelques jours du premier tour des élections municipales, la liste de Lutte ouvrière se présente à Auxerre avec José Carrasco à sa tête. Militant de longue date du mouvement, il succède à Sylvie Manigaut, qui avait déjà conduit la liste lors des précédents scrutins et qui figure de nouveau parmi les candidats.
Né à Auxerre, où il vit toujours, José Carrasco explique avoir accepté de mener la liste dans un souci de renouvellement. « Madame Manigaut ne souhaitait plus être tête de liste, même si elle reste sur la liste. L’idée était d’apporter un peu de sang neuf », indique-t-il. En 2020, il s’était présenté à Sens, déjà sous l’étiquette du parti.
« Aucun parti ne représente les travailleurs »
La candidature de la formation d’extrême gauche vise à faire entendre la voix du monde du travail. « L’idée est de permettre aux travailleurs de s’exprimer, parce qu’il n’y a aujourd’hui aucun parti qui les représente réellement, même parmi ceux qui se prétendent de gauche », affirme-t-il. Pour José Carrasco, les difficultés rencontrées localement trouvent souvent leur origine dans des décisions prises à l’échelle nationale ou internationale, qu’il s’agisse de fermetures d’établissements scolaires, d’hôpitaux ou d’entreprises.
La liste qu’il conduit se compose en grande majorité de salariés ou de retraités issus du monde du travail. On y retrouve notamment des soignants, des ouvriers agricoles ou encore d’anciens agents de la Poste. Sa sœur, infirmière retraitée de l’hôpital psychiatrique, en fait partie, tout comme Sylvie Manigaut. « Nous nous sommes adressés avant tout à des travailleurs, souvent des personnes qui vivent dans les quartiers populaires », explique-t-il. Les personnes syndiquées restent peu nombreuses, une situation qu’il juge « assez représentative du monde du travail aujourd’hui ».
Comme à son habitude, Lutte ouvrière se présente sans alliance avec d’autres organisations. « Notre politique est de nous présenter sous notre propre nom. Il peut y avoir des points de rapprochement avec d’autres organisations, mais nous faisons campagne seuls », précise le candidat.
« Nous ne promettons pas des choses que nous ne pourrions pas tenir »
Côté propositions, José Carrasco insiste sur une approche qu’il dit différente de celle des autres listes. « Nous ne promettons pas des choses que nous ne pourrions pas tenir », explique-t-il. Si des élus Lutte ouvrière entraient au conseil municipal, leur rôle serait selon lui d’être « les yeux et les oreilles de la population », de relayer les difficultés rencontrées par les habitants et de soutenir les mobilisations sociales.
Salarié chez Domanis dans le secteur du logement social, José Carrasco dit également s’appuyer sur son expérience professionnelle pour observer les réalités de certains quartiers. Il évoque notamment le manque de personnel sur le terrain et les difficultés d’entretien dans certains immeubles. « Ce sont les habitants eux-mêmes qui connaissent le mieux leurs besoins », estime-t-il.
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