- Accueil
- Nouvelle-Aquitaine
- Hélène Halbin, candidate Lutte ouvrière, veut faire entendre la voix des ouvriers
Article de presse
Municipales à Libourne
Hélène Halbin, candidate Lutte ouvrière, veut faire entendre la voix des ouvriers

(...)
Professeure des écoles depuis 1987, installée à Libourne depuis 2019, Hélène Halbin raconte le quotidien d’une école à qui l’on annonce la suppression d’une classe, les élèves à besoins particuliers sans moyens adaptés, l’inclusion sans accompagnement. « Il faut accueillir tout le monde, mais il n’y a pas de moyens donnés derrière », déplore-t-elle. Pour elle, la crise des services publics n’est pas un sujet périphérique : elle est le symptôme d’un système à bout de souffle.
Au-delà du débat municipal
Son discours déborde largement le cadre municipal. Logement, transports pour aller travailler, salaires qui stagnent, conditions de travail qui se dégradent : la candidate relie les problématiques locales à une critique globale du capitalisme. « On paye un logement, on paye le transport pour aller travailler et donc se faire exploiter, c’est aux patrons de payer tout ça », estime-t-elle. À ceux qui lui reprochent d’être « déconnectée » du débat municipal, elle répond : « Ce n’est pas déconnecté de notre vie. »
Hélène Halbin ne promet ni ronds-points fleuris ni catalogues de mesures techniques. Elle parle d’indexation des salaires sur les prix, de partage du travail « sans perte de salaire », de contrôle des salariés sur les entreprises. Elle défend l’idée d’élus révocables et se présente moins comme une future gestionnaire que comme un relais des luttes sociales. « Lutte ouvrière, c’est un vote militant », assume-t-elle. L’objectif : envoyer au conseil municipal des représentants « qui vivent les difficultés du monde du travail » et faire entendre cette réalité dans l’enceinte municipale.