« Un moment privilégié pour s’exprimer », selon Magali Cauchois, de Lutte ouvrière10/03/20262026Presse/medias/articlepresse/images/2026/03/LH.jpg.420x236_q85_box-0%2C19%2C200%2C132_crop_detail.jpg

Municipales 2026

Municipales au Havre.

« Un moment privilégié pour s’exprimer », selon Magali Cauchois, de Lutte ouvrière

Illustration - « Un moment privilégié pour s’exprimer », selon Magali Cauchois, de Lutte ouvrière

Magali Cauchois conduit la liste « du camp des travailleurs », Lutte ouvrière au Havre, pour la troisième fois lors d’élections municipales. Rencontre avec une femme de convictions.

 

Sereine mais déterminée. À dix jours du premier tour des élections municipales, la candidate de Lutte ouvrière, Magali Cauchois, nous reçoit pour défendre le programme de son parti. À défaut d’un QG de campagne, c’est dans un coworking de l’allée Aimé-Césaire dans le centre du Havre, qu’elle répond à nos questions devant un expresso.

Qu’est-ce qui a motivé une troisième candidature de votre part aux municipales ?

« Ça n’est pas une ambition personnelle. Je suis consciente des rapports de force, mais surtout, c’est parce que je suis militante de mes idées politiques. Les élections constituent un moment un peu privilégié pour pouvoir nous s’exprimer et permettre aux électeurs de s’exprimer en votant pour nous. On saisit tous les moments qui nous sont donnés pour nous exprimer… Je sais que la situation actuelle ne peut pas être définitive. Lorsque les gens auront de nouveau envie de se défendre, de se battre, il faudra des idées, et une organisation. »

Votre parti n’entend pas mener une campagne locale, n’est-ce pas un handicap, comment faites-vous pour véhiculer vos idées ?

« Ce n’est pas qu’on ne fait pas de campagne au niveau local. Nos problèmes sont locaux, logement, manque de médecins mais les solutions, elles, ne sont pas locales… C’est un leurre de dire qu’on va régler le problème des déserts médicaux au Havre. Notre parti ne ment pas aux gens. Le tractage dans la rue, devant les supermarchés, le porte à porte… nous permettent de rencontrer un maximum de personnes. »

Un sondage donne Jean-Paul Lecoq gagnant devant le maire sortant, Edouard Philippe. Comment pourriez-vous travailler avec lui s’il était élu ?

« On se connaît, on se côtoie dans les manifestations, par exemple. Nous ne sommes pas des étrangers les uns pour les autres. Mais je dois avouer que je regarde ce sondage de loin. La marge d’erreur est grande … Je ne vais pas faire de prévisions, ni de pronostics. Maintenant, nous allons nous retrouver aux côtés des électeurs de Jean-Paul Lecoq (candidat de la gauche unie hors LFI, NDLR) comme avec ceux de LFI dans les mêmes manifestations et sur les mêmes grèves. C’est comme ça que je vois notre collaboration, et cela ne me pose aucun problème qu’on se présente côte à côte. Ce ne sont pas des adversaires… Je pense que justement la démocratie c’est ça aussi. Tout le monde doit avoir une place pour exprimer ses idées. »

 

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