Article de presse
Lutte ouvrière dévoile son programme et sa liste
Municipales 2026 à Évreux
À Évreux, Mélanie Peyraud mène la liste Lutte ouvrière aux municipales. Une candidature centrée sur les salaires, l’emploi et la volonté de « faire entendre le camp des travailleurs ».
C’est au tour du « camp des travailleurs » de se faire entendre. À Évreux, Mélanie Peyraud conduit la liste Lutte ouvrière (LO) pour les municipales.
Pour sa troisième campagne à la tête de l’antenne locale du parti d’extrême gauche, elle entend mener la lutte contre le capitalisme, pour les droits des travailleurs et pour « la démocratie ouvrière ».
Un même programme dans 253 villes
Enseignante, facteur, soignants, imprimeur… Les candidats viennent de secteurs variés. « L’idée est de montrer que, même si on n’a pas le même métier, on fait tous tourner cette société et on partage des intérêts communs », explique-t-elle. La liste rassemble des candidats âgés de 25 ans à 75 ans.
Comme souvent pour Lutte ouvrière, la campagne municipale ne se concentre pas sur des mesures locales, mais sur des revendications sociales plus larges. « On veut parler de ce qui constitue la vie quotidienne des travailleurs : les prix qui augmentent, les salaires, le chômage », résume Mélanie Peyraud. Le programme est d’ailleurs commun aux 253 listes présentées par le mouvement dans toute la France.
On veut parler de ce qui constitue la vie quotidienne des travailleurs. »
Pour la candidate, les municipalités disposent de marges d’action limitées face aux choix économiques nationaux et aux budgets contraints des collectivités « dont l’État diminue continuellement les budgets ».
Parmi les revendications mises en avant figure la « répartition du travail entre tous, sans diminution de salaire ». Une idée qui, selon Lutte ouvrière, passerait par des embauches massives pour répondre aux besoins dans les entreprises ou les services publics. Mélanie Peyraud cite par exemple la situation de nombreux services hospitaliers où les effectifs ont fortement diminué.
Ouvrir les comptes des entreprises
La candidate défend aussi l’ouverture des comptes des entreprises afin de rendre visibles les « profits réalisés et de nourrir le débat sur leur répartition ». Ces mesures, reconnaît-elle, ne relèvent pas directement du pouvoir municipal, mais d’un rapport de force plus large entre travailleurs et patronat.
Dans cette logique, d’éventuels élus Lutte ouvrière au conseil municipal se verraient surtout comme « les yeux et les oreilles des travailleurs », chargés de relayer leurs revendications et d’encourager mobilisations et débats.
Bien que consciente que LO ne risque pas, sans séisme électoral (NDLR : la liste avait obtenu 1,56 % des voix en 2020), de gagner les élections, Mélanie Peyraud appuie : « Pour nous, l’enjeu, de c’est de porter la voix des travailleurs. »
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