La liste Lutte ouvrière veut porter haut la voix des travailleurs à Strasbourg03/03/20262026Presse/medias/articlepresse/images/2026/03/image_0000_a6e351bca7a146f35960dd6592ecb35e446c746f.jpg.420x236_q85_box-56%2C0%2C945%2C500_crop_detail.jpg

Municipales 2026

La liste Lutte ouvrière veut porter haut la voix des travailleurs à Strasbourg

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Photo Alizée Chebboub-Courtin

Parmi les treize listes définitives déposées en préfecture pour l’élection municipale de Strasbourg se trouve celle de Lutte ouvrière.

 Sa tête de liste Louise Fève, cheminote, et ses 64 colistiers veulent faire entendre la voix des travailleurs, augmenter les salaires, interdire les licenciements, se battre contre la dégradation des logements…

Lutte ouvrière propose un programme commun pour ses 280 listes qui se présentent aux municipales en France.

« Seuls les travailleurs peuvent défendre concrètement les intérêts des travailleurs », affirme Louise Fève, 45 ans, cheminote et tête de liste de Lutte ouvrière pour l’élection municipale strasbourgeoise.

Après avoir représenté son parti aux élections municipales de 2020, aux régionales de 2021 ainsi qu’aux législatives de 2022 et 2024, elle s’est entourée de 64 colistiers pour défendre à nouveau un programme communiste, révolutionnaire et internationaliste.

A ses côtés se trouvent des ouvriers, des enseignants, des soignants, des travailleurs sociaux, des retraités, des étudiants, âgés de 22 à 79 ans pour une moyenne de 45 ans. « Il n’y a pas de professionnels de la politique ni de notables chez nous. Nous voulons porter nous-mêmes notre voix et être fiers de le faire », précise la candidate.

 Hausse des salaires, droit de vote aux travailleurs étrangers

En ses élections, 280 listes Lutte ouvrière ont été déposées dans les différentes villes françaises pour défendre un programme commun. « Nous, les travailleurs, produisons toutes les richesses. Nous devons nous unir quelles que soient nos origines, notre couleur de peau ou nos croyances, car nous sommes tous exploités par les mêmes capitalistes et voulons lutter contre les mêmes choses : l’oppression, la misère, le saccage de la planète et les guerres », énumère Louise Fève.

Leur programme commun propose de mieux répartir le travail et les richesses entre tous en « interdisant les licenciements », de « se battre contre les marchands de sommeil et la dégradation des logements » ou encore d’œuvrer contre le manque de moyens dans les écoles et les hôpitaux.

 « Nous représentons également la voix des travailleurs étrangers et militons pour qu’ils aient le droit de vote, notamment aux élections locales », ajoute la candidate, qui rappelle que des millions d’étrangers en France travaillent et paient des impôts sans avoir voix au chapitre.

 Contre l’exploitation capitaliste et la guerre

Si les listes LO ne sont majoritairement pas en tête de peloton, elles souhaitent mettre leurs idées en lumière et tenter d’obtenir quelques places dans les conseils municipaux afin de « dénoncer les injustices décidées par les politiciens au service du patronat » tout en servant de « porte-voix et de point d’appui pour les revendications des travailleurs ».

 « Notre présence à ces élections est d’autant plus nécessaire face à la montée des idées réactionnaires et la multiplication des guerres », alerte la candidate.

 « Ce sont encore les travailleurs qu’on envoie trouer leurs peaux dans des combats déclenchés par les capitalistes », déplore-t-elle.

 

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