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Municipales 2026
Municipales 2026. A Monbéliard, Franck Plain, l'inusable voix de Lutte Ouvrière, à nouveau candidat

L’ouvrier de l’automobile désormais retraité s’est lancé dans sa quatrième campagne des municipales consécutive dans la cité des Princes.
Et rejette l’étiquette d’une candidature de témoignage souvent attribuée aux militants LO engagés dans une élection. « C’est une occasion unique pour les travailleurs de pouvoir donner leur avis », clame-t-il.
Franck Plain, qui fut par ailleurs déjà candidat aux élections législatives par le passé, entend « faire prendre conscience aux travailleurs qu’il faut se faire entendre ». Photo Lionel Vadam
Franck Plain, qui fut par ailleurs déjà candidat aux élections législatives par le passé, entend « faire prendre conscience aux travailleurs qu’il faut se faire entendre ».
Il affiche, ici, la plus grande constance. Franck Plain est en effet le candidat, parmi tous ses concurrents, qui compte le plus grand nombre de campagnes municipales à son actif.
C’était d’ailleurs déjà le cas en 2020 , à l’occasion de sa troisième course à destination de l’hôtel de ville. Éliminé au 1er tour, comme en 2008 et 2014, le candidat Lutte ouvrière (LO) enregistre alors son meilleur résultat : 4,18 % des suffrages exprimés.
Une réalité cependant troublée, comme pour les autres, par une abstention record liée au Covid (66,18 %). Un contexte ayant pour effet de gonfler un score en dépit de la baisse du nombre de bulletins portés sur son nom.
Les travailleurs, « moteur de la société »
Source d’un paradoxe : c’est avec son plus petit nombre de voix comptabilisées jusque-là, 198, que Franck Plain a confirmé sa progression.
Passée de 2,52 % (218 voix) à 3,56 % (290 voix) entre 2008 et 2014. Pour s’établir, donc, à 4,18 % en 2020, se rapprochant ainsi de la barre des 5 % synonyme d’un remboursement partiel, par l’État, des frais de campagne.
Mais Franck Plain n’en a cure. Lui entend porter la voix des travailleurs, inlassablement. Et c’est à ce titre que l’ancien ouvrier automobile, affichant trente-quatre ans de carrière à Peugeot Sochaux, rejette cette étiquette de candidature de témoignage souvent attribuée aux militants LO. Il est à ses yeux un enjeu bien plus grand que ce que contient cette formule : « C’est une occasion unique pour les travailleurs de pouvoir donner leur avis.
De leur rappeler qu’ils sont le moteur de la société. Ils sont donc parfaitement habilités à œuvrer pour le bien commun, à la tête d’une commune par exemple, dans la mesure où ce sont eux qui créent toutes les richesses.
Avec cette particularité qui nous caractérise : n’exploiter personne ».
« La peur du lendemain » Franck Plain a pris son bâton de pèlerin afin de prêcher la bonne parole et ainsi rallier à lui de nouveaux compagnons de route.
Et ainsi finaliser une liste en partie renouvelée. « C’est en faisant du porte-à-porte que nous avons convaincu certains de nous rejoindre, ils sont d’ailleurs de profils très différents.
En revanche, nous avons fait le constat en allant au-devant des gens que beaucoup ont peur du lendemain, d’une 3e guerre mondiale. On voit les commerces fermer un à un à Montbéliard, les salariés se rendre à vélo au travail faute de moyens pour remplir le réservoir de leur voiture, la multiplication des contrats à la semaine, tout ça n’a pas de sens ». Franck Plain résume ainsi son engagement : « On milite pour que les travailleurs contrôlent tout dans la société, y compris les collectivités. »
par Sebastien Michaux
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