Municipales 2026
Municipales 2026. A Schiltigheim, Denise Grandmougin espère porter les combats de Lutte Ouvrière

Pour la troisième fois, Denise Grandmougin, 70 ans, communiste révolutionnaire, mène une liste Lutte ouvrière (LO) aux municipales de Schiltigheim.
Avec pour ambition première de faire connaître les idées communistes trotskistes de son parti.
À 70 ans, Denise Grandmougin est pour la troisième fois la tête de liste de Lutte ouvrière. Photo DR À 70 ans, Denise Grandmougin est pour la troisième fois la tête de liste de Lutte ouvrière.
En 2018, lors de l’élection municipale anticipée, puis en 2020 , Denise Grandmougin était à la tête de la liste Lutte Ouvrière (LO) à Schiltigheim.
Avec toujours la même ambition : « faire connaître nos idées ».
Cette année, elle n’a eu aucun mal à constituer sa liste de 40 candidats. Ce sont des travailleuses et des travailleurs qui « ont confiance en l’avenir de l’humanité, à condition que les travailleurs prennent en main la société
La militante trotskiste a aussi été deux fois candidate LO aux législatives. Pour Denise Grandmougin, il faut lutter contre « ceux qui nous dirigent » et « nous enfoncent dans la crise et dans la guerre ».
Les promesses des autres candidats aux municipales, qui font « comme si de rien n’était » et « parlent d’embellir la ville », n’ont à ses yeux aucune valeur alors que « toute la société va dans le mur ».
Défendre les travailleurs
La candidate trotskiste a été infirmière dans le bassin sidérurgique lorrain, où elle a connu « les vagues de licenciements provoquées par les De Wendel, qui se sont enrichis en exploitant des centaines de milliers de travailleurs ».
Devenue institutrice dans le Bas-Rhin, elle a vu « les conditions d’enseignement se dégrader, avec les suppressions de postes, comme dans tous les services publics ».
Selon Denise Grandmougin, « tous les gouvernements ont fait des économies pour offrir des milliards de subventions aux grands groupes capitalistes ».
Denise Grandmougin porte un jugement tout aussi radical sur le déclin industriel de l’ancienne cité des brasseurs. « L’activité économique de Schiltigheim a longtemps reposé sur les brasseries, avant d’être touchée par les nombreuses fermetures d’entreprises, comme celle de Heineken qui vient d’entraîner la suppression de 200 emplois directs et autant chez les sous-traitants, constate-t-elle. Les actionnaires de Heineken, comme l’ont fait les De Wendel, comme le font tous leurs compères, jouent avec leurs capitaux à la recherche du profit maximum, au mépris des travailleurs. »
L’espoir de siéger dans l’opposition
Denise Grandmougin constate de plus qu’à Schiltigheim, « les logements posent des problèmes quotidiens à de nombreux locataires : infiltrations d’eau, chauffages en panne, ascenseurs non réparés et charges locatives abusives ».
Si elle n’envisage pas un seul instant de devenir maire, la candidate trotskiste ne rejette pas l’idée que des élus LO siègent dans l’opposition à Schiltigheim, pour « appuyer les combats des travailleurs, comme celui mené par les locataires ».
par Sophie Weber
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