Municipales 2026 à Vernon : Delphine Blitman mènera une liste Lutte Ouvrière31/01/20262026Presse/medias/articlepresse/images/2026/01/Capture_d%C3%A9cran_2026-01-31_103220.jpg.420x236_q85_box-0%2C84%2C934%2C609_crop_detail.jpg

Article de presse

Municipales 2026 à Vernon : Delphine Blitman mènera une liste Lutte Ouvrière

illustration
Anne-Marie Colin 77 ans, candidate en 2020 sera 3ème sur la liste menée par Delphine Blitman

À Vernon, Delphine Blitman mènera en 2026 une liste Lutte Ouvrière. L’enseignante de philosophie revendique une candidature pour faire entendre le camp des travailleurs.

On est la majorité de la société, on fait tout tourner et on n’est jamais représentés. » À 47 ans, Delphine Blitman, enseignante de philosophie dans un lycée de Seine-Saint-Denis, mènera en 2026 à Vernon une liste Lutte Ouvrière aux élections municipales.

Une candidature qu’elle présente avant tout comme un moyen de faire entendre une voix qu’elle estime absente du débat politique. : « On tient à ce que le camp des travailleurs soit présent à toutes les élections, y compris à l’échelle locale. »

Mobiliser les travailleurs
Sans illusion sur le pouvoir des urnes, la tête de liste assume une position à contre-courant. « Nous, on pense que les élections, elles ne changent pas la vie. Même si on les gagne. » Selon elle, les causes des inégalités se situent ailleurs, « dans le pouvoir des grands patrons sur la société ».

Dans ce contexte, le projet porté par Lutte Ouvrière est d’abord politique. « Notre but, c’est de regrouper les noyaux de travailleurs qui sont révoltés et qui ne veulent pas se laisser faire », explique-t-elle.

Des priorités redéfinies
Sur une échelle plus locale notamment à Vernon, la candidate dresse un constat amer : « Il manque du monde à l’hôpital, il manque des AESH dans les écoles, il manque de l’argent pour rénover les logements, pour construire des HLM. » Des manques qu’elle attribue d’abord à l’État, tout en affirmant que, si sa liste était à la tête de la mairie, les priorités seraient définies autrement, en fonction « des réels intérêts prioritaires de la population ».

Delphine Blitman revendique enfin une rupture nette avec d’autres forces de gauche. Du Parti communiste à La France insoumise, elle estime qu’« à chaque fois qu’ils ont gouverné, ils ont gouverné pour les patrons », refusant de « s’affronter au capitalisme ». À l’inverse, elle assume une perspective de rupture : « Je pense qu’ils doivent laisser la place. Comme la Révolution française, les seigneurs et les rois ont laissé la leur. Aujourd’hui, il est temps que les bourgeois et les capitalistes fassent de même. »

 

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Paris Normandie

 Lire l'article en ligne >
Partager