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Municipales 2026
après deux défaites cuisantes, Fanny Quandalle repart au combat
Municipales à Bordeaux

Dimanche 15 mars 2026, les électeurs bordelais pourront glisser dans l’urne le bulletin de la liste Lutte ouvrière – le Camp des travailleurs menée par Fanny Quandalle. La candidate s’est lancée dans la course au Palais Rohan pour la troisième fois, après de très faibles scores aux deux élections précédentes. Si elle ne s’imagine pas s’installer dans le fauteuil du maire de Bordeaux en mars, elle l’affirme : « Ce n’est pas une candidature de témoignage ».
« Le seul camp capable de changer la société »
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C'est le seul camp capable de changer la société. C'est le sens de nos candidatures, on est fiers de dire qu'on veut être les yeux et les oreilles du monde du travail de toutes les générations.
« Ce qui marque aujourd’hui la société, ce sont deux choses, souligne Fanny Quandalle. On va vers une misère de plus en plus généralisée et une marche à la guerre avec la concurrence économique du monde capitaliste qui ne se contente plus d’affrontements économiques mais qui passe sur le plan guerrier. »
Fanny Quandalle souligne l’importance internationale du combat, Lutte ouvrière estimant que la classe populaire est déjà concernée dans de nombreux pays du monde. En France, « les budgets militaires sont la priorité du gouvernement qui sacrifie ceux de la santé, de l’éducation, les retraites.. Tout ce qui peut atténuer la crise économique pour les classes populaires. »
La candidate ne déroule ainsi pas une liste de propositions centrées sur Bordeaux, mais s’appuie sur les idées défendues par son parti à travers la France. « On n’a pas un programme municipal, parce que parler de la situation des classes populaires à l’échelle de la commune de Bordeaux n’aurait pas de sens si on ne remettait pas ça dans le contexte de guerre économique du monde capitaliste. Notre programme, c’est un programme de lutte pas des promesses électorales.
Ces grandes idées sont toutefois déclinées localement dans le discours de la candidate. « On a des exemples concrets, souligne Fanny Quandalle. Le CHU de Bordeaux est endetté à hauteur de 30 millions d’euros au bas mot. Un Rafale vendu depuis Mérignac, c’est 100 millions sans équipement. C’est le fonctionnement de trois CHU. »
Fanny Quandalle refuse toute catégorisation comme une « candidature de témoignage » malgré les faibles résultats aux précédentes élections et les intentions de vote que lui accorde le dernier sondage d’ifop-fiducial. « On veut accéder au conseil municipal. Mais si on avait des élus, on serait le point d’appui et le soutien des travailleurs. On ne vend pas une baguette magique, c’est aux gens concernés et révoltés de faire les choses. »
La candidate prend alors l’exemple de la nécessité de réquisitionner les logements vides – comme rue Sainte-Catherine ou dans le quartier du Grand-Parc – pour sortir toutes les personnes de la rue. « On ferait appel au monde du travail qui investirait ces logements vides et les remettrait en ordre de marche. Il y a dans le monde du travail des trésors de capacités, des électriciens, des gens du bâtiment, des ingénieurs, des plombiers chauffagistes… On serait leur soutien, mais ils feraient eux-mêmes. »
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« Les grands changements sociaux sont toujours venus des luttes et des grèves, jamais des urnes, ajoute la candidate. On fait campagne sérieusement, mais on ne prétend pas que les élections changeront quoi que ce soit ».
Un meeting regroupant les différentes listes de Lutte ouvrière en Gironde a lieu au Trianon samedi 7 mars en présence de Nathalie Arthaud.
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