Il prend le parti des travailleurs : Blaise Tymen, tête de liste Lutte ouvrière13/02/20262026Presse/medias/articlepresse/images/2026/02/image_0017_caece15a1a70923ab53d4a8d6d189aada9aab911.jpeg.420x236_q85_box-0%2C42%2C1600%2C942_crop_detail.jpg

Municipales 2026

Bar-le-Duc

Il prend le parti des travailleurs : Blaise Tymen, tête de liste Lutte ouvrière

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Photo F.-X. G. par François-Xavier Grimaud

Candidat aux législatives en 2022 et 2024 dans le Sud meusien, cet enseignant de 38 ans a réussi à constituer une liste pour rappeler, au cours de la campagne, « que le monde du travail doit se défendre ».

Ou comment un changement de société passe aussi par un scrutin local.

Sa candidature aux municipales s’est dessinée au cours de l’année dernière. « J’ai déjà été candidat aux législatives en 2022, puis 2024 », précise Blaise Tymen, celui que l’on n’attendait pas forcément.

Ce qu’il confirme : « Oui, c’est l’an dernier qu’on s’est dit que ça pourrait être faisable. »

 Le voilà tête de liste pour Lutte ouvrière, à 38 ans. « Il ne s’agit pas d’une candidature personnelle, c’est bien celle d’une liste », insiste-t-il : elle a été déposée mardi en préfecture.

S’il est toujours prof de SVT à Aubervilliers (93), cet homme de 38 ans habite « partiellement » à Bar-le-Duc. « Ça fait quelques années que je suis dans le coin. J’essaie de construire une organisation, quelque chose sur le long terme. Une fois qu’on se dit qu’on peut construire, on peut mener une liste… La constitution de la liste, pour nous, c’est une étape dans la construction d’un parti qu’on pense nécessaire, pas juste pour gagner les élections, mais pour changer la société. C’est une ambition plus vaste. » « Améliorer notre sort, collectivement » Sur cette liste, « des travailleurs qui sont prêts à s’impliquer… », met-il en exergue.

« Il n’y a pas quelqu’un qui va changer notre vie à notre place. Il faut qu’on le fasse nous-mêmes, collectivement. »

Le but, au cours de cette campagne, reste de rappeler que « le monde du travail doit se défendre ». Blaise Tymen admet que « ses intérêts à Bar-le-Duc sont les mêmes qu’ailleurs ».

Et ses problèmes aussi : ce sont ceux « de la fin du mois, du chômage et on voit qu’il augmente, de la pauvreté ».

Il n’oublie pas la défense des services publics, « ces services utiles à la population ». Tout ce que ses colistiers et lui ont déjà entendu lors de rencontres dans les quartiers populaires.

Le pouvoir d’achat, l’emploi sont des sujets importants, comme le demeure « la nécessité que les travailleurs s’organisent pour améliorer leur sort, tout simplement ».

L’insécurité des fins de mois Pour Blaise Tymen, « c’est là-dessus, en tout cas, que les travailleurs ont envie de s’exprimer. Nous voulons affirmer l’existence de ce camp ». Un positionnement résolument à gauche. Il se montre clair : « Notre unité doit être sociale. »

Il entend lutter contre les facteurs de division « qui pèsent. Même à Bar-le-Duc, on le voit avec les scores du RN ».

Dans les échanges avec les habitants, on leur parle de santé, et Blaise Tymen comprend « cette préoccupation majeure, mais c’est celle de toute la Meuse et même plus loin ».

Il saisit la difficulté à trouver des médecins, évoque « le manque de moyens à l’hôpital ».

Et la sécurité ? « Oui, il y a des peurs, il y a un sentiment de moins de sécurité. Mais je crois que la première insécurité qu’il faut dénoncer, c’est celle des fins de mois. Le problème de la sécurité prospère quand même sur la crise économique, sur la misère, tous ces trucs-là. »

 C’est durant l’année dernière que la candidature de Blaise Tymen a pris forme : « Une fois qu’on se dit qu’on peut construire, on peut mener une liste. » 

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