Roland Szpirko mènera la liste Lutte ouvrière, celle du camp des travailleurs07/01/20262026Presse/medias/articlepresse/images/2026/01/creil-szpirko-roland-1024x575.jpg.webp.420x236_q85_box-0%2C0%2C1023%2C575_crop_detail.jpg

Municipales 2026

Creil (Oise)

Roland Szpirko mènera la liste Lutte ouvrière, celle du camp des travailleurs

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photo Oise - Hebdo

L'anticapitaliste Roland Szpirko mènera la liste Lutte ouvrière aux élections municipales dans la ville de Creil.
Par Guillaume Grasset

Roland Szpirko conduira la liste Lutte ouvrière aux élections municipales à Creil. Avec sa colistière Agnès Dingival, aide-soignant, il représentera «le camp des travailleurs».

«Le camp des travailleurs doit faire entendre sa voix et ses attentes au moment où les politiciens de tous bords font la démonstration publique que leur seule lutte est la lutte des places pour servir le système en place», déclare-t-il.

Roland Szpirko devrait donc être invité au débat Dimanche en Politique de France 3 Picardie, consacré à Creil. En compagnie de le maire Sophie Dhoury-Lehner, d’Omar Yacoob et Nourredine Nachite.

«Les riches capitalistes imposent leur dictature économique»
«Ce système est celui des riches capitalistes qui imposent leur dictature économique aux travailleurs et à l’ensemble de la population laborieuse, poursuit-il. Tous disent : donnez-nous le pouvoir et nous allons nous occuper de vous. Et tous montrent et ont montré par le passé comment ils vont s’occuper de nous… En étant les fidèles serviteurs de leurs maîtres ! Les Bernard Arnaud, les Dassault, les familles Michelin, Mulliez… Les géants des banques, de l’industrie et du commerce qui font régner les licenciements, les bas salaires. Pendant que l’État à leur service détourne des centaines des milliards d’argent public vers les comptes de ses maîtres et se prépare à en distribuer de nouveaux avec la course à l’armement et à la guerre. Pendant que l’on détruit les services de santé…»

«En faisant entendre leur voix, poursuit-il, les travailleurs donneront vie à une autre perspective. Celle du réarmement moral du monde du travail en vue de mener la seule qui en vaille la peine, la lutte de classe déterminée pour en finir avec ce monde du profit et de l’argent roi.

Marxiste anti-capitaliste aux 60 ans de militantisme Roland Szpirko est tombé dans le marxisme dès sa naissance. Fils d’un ouvrier, militant communiste juif polonais, émigré en France en 1929, il s’engage dans le combat politique dès l’âge de 14 ans.

Son truc, dès qu’il est en âge de travailler, c’est de se faire embaucher par des entreprises en tant qu’ouvrier. Ensuite, d’être ultra-consciencieux pendant sa période d’essai et, dès qu’il est confirmé, de se consacrer à l’agit-prop.

Il restera 6 ans à Idéal Standard, grosse entreprise américaine spécialisée dans les radiateurs en fonte. Avant de déclencher des grèves et d’accompagner les ouvriers jusqu’à leur licenciement total. Il devient la bête noire de la CGT qui le traite de gauchiste casseur d’emploi.

En 1978, il entre chez Chausson et combattra jusqu’au bout, en octobre 1995, la fermeture et le démantèlement total de cette usine qui avait employé jusqu’à 5.000 personnes.

Son dernier et plus célèbre combat est la lutte contre la fermeture de Continental, mais plus de 1000 ouvriers finiront par être licenciés avec des indemnités maximales.

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