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Municipales 2026
La Rochelle

Antoine COLIN

Danielle VAUZELLE
Je suis Antoine Colin, candidat à l’élection municipale à La Rochelle, une ville marquée par l’industrie nautique.
Une enquête récente y a montré un taux anormalement élevé de cancers des poumons et des voies digestives dans les quartiers ouest, voisins du port industriel de La Pallice. Cela n’étonne pas les anciens ouvriers des chantiers navals du port, les ACRP qui ont fermé en 1987 en supprimant 1 300 emplois et en laissant un poison aux travailleurs licenciés : au moins 50 anciens salariés sont morts de cancers reconnus liés à l’amiante, et les riverains eux-mêmes n’étaient pas épargnés par l’exposition aux poussières.
Les autres travailleurs sont en sursis, et une petite centaine ont obtenu la reconnaissance d’un préjudice d’anxiété lié à l’amiante.
Aujourd’hui, la construction navale se poursuit dans des usines qui produisent des voiliers de plaisance. Les travailleurs y sont contraints à des postures et à des cadences qui occasionnent des troubles musculo-squelettiques. Comme dans l’automobile, ce sont les modèles destinés à la clientèle fortunée qui se vendent le mieux. Le groupe Fountaine-Pajot, numéro 2 mondial pour les catamarans et dont le patron est le président de l’agglomération de La Rochelle, vise ce marché.
Il produit des catamarans qui valent de 400 000 euros à 8 millions et plus. Cela illustre l’injustice de notre société : les riches clients satisfont leur envie de grand air, mais les ouvriers et les riverains respirent les solvants toxiques, tandis que les actionnaires se partagent des millions de dividendes.
Les ventes étant soumises aux caprices des riches acheteurs, les ouvriers de construction sont tenus de s’adapter : horaires d’équipe en 2x8, embauche ou licenciement d’intérimaires selon les périodes. Aujourd’hui, même des travailleurs en CDI sont menacés comme ceux du groupe Neel, qui produit des trimarans.
Pour que les travailleurs puissent vivre dignement de leur travail, et échapper à la menace des maladies professionnelles, de l’empoisonnement mortel et des licenciements, parviennent à se loger, se nourrir et se soigner, il faudra que les travailleurs dirigent eux-mêmes la société. C’est la perspective que défendent les listes de Lutte ouvrière comme celle que je conduis à La Rochelle avec Danielle Vauzelle, qui est représentative du camp des travailleurs, ceux qui font tout fonctionner au quotidien.