Municipales 2026
Beauvais
Renée POTCHTOVIK
Être la caisse de résonance de la colère du monde du travail
Pour la cinquième fois, je conduirai la liste Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs en 2026. Notre liste a l’ambition d’être le porte-voix, la caisse de résonance de la colère du monde du travail.
Alors qu’il faudrait 2 500 euros par mois pour faire face à la cherté de la vie, on se retrouve à peine avec le smic, quand on a du travail ! En intérim, on est viré pour un rien ! Après un accident du travail, les portes se ferment et les revenus s’effondrent. Et au chômage c’est la galère renforcée à chaque nouvelle loi contre les chômeurs ! L’horizon est bouché pour les jeunes et des retraites de 1 000 euros, c’est courant ! Comment vivre avec cela ! Et tout se dégrade autour de nous ! Le moindre problème de santé, et ce sont des heures d’attente à l’hôpital de Beauvais ! On gèle dans beaucoup de logements, les rénovations traînent, mais les charges augmentent. Des programmes immobiliers se construisent autour de Beauvais, mais c’est du privé inaccessible et les listes d’attente pour des logements corrects sont interminables.
On nous annonce de nouveaux emplois à Beauvais avec la venue d’Amazon. On nous avait joué la même chanson avec l’usine de tracteurs Agco qui promettait monts et merveilles. Cela s’est traduit par des licenciements … et un pont d’or pour Agco, au sens littéral du terme. Alors, Amazon ? Pont d’or pour qui ?
Nous nous élevons également contre le sort indigne fait aux migrants dans cette ville de Beauvais. Toutes les autorités sont d’accord pour leur mener la vie dure. Mais nous tenons à dire que ceux que l’on appelle les migrants sont des travailleurs comme les autres et que nous saurons nous retrouver tous ensemble dans les grandes luttes à venir, comme en juin 36 ou mai 68 !
C’est nous, les travailleurs, qui faisons tourner toute la société ! Ce n’est que quand nous déciderons de prendre notre sort en mains, collectivement, exigerons des comptes, trouverons nous-mêmes les solutions d ‘urgence, imposerons des salaires décents, que tout pourra changer pour nous.
C’est cette parole là que je porterai fièrement, avec mes 44 camarades de la liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs », lors des élections municipales de mars prochain !